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MILLIONIEME TRÈVE

Le pavillon blanc a été hissé.

Sans user de raison. Sans réfléchir.
Mais devant le désarroi et la douleur insurmontable,
deux êtres, déconfits, meurtris,
chavirés de chambouler famille et acquis,
ont laissé retomber leurs masses,
et d'un "commun désaccord",
ont décidé de fermer les yeux et d'avancer.
Sans se toucher.
Mais côte à côte.

Comme il fait bon respirer...


JOLIE BOUILLIE

Démesure, déchirure, cassure, pliure, morsure.

Rupture.
Torture.
Tant de rimes, alors que plus rien ne rime à rien.
J'étais à mille lieues de m'imaginer que la douleur serait si intense...

BROUILLON TRISTE

Un court instant,

du bout des doigts,
par la lueur d'un regard,
je risquai un pas vers vous.
Par les brefs échos de vos sentiments,
j'avais ébauché de jolis mais fragiles scénarios.
Votre silence persistant m'enlève le souffle
et refoule ces mots qui voulaient jaillir.
J'ai du mal à respirer.
L'inspiration m'a quittée.

SOYONS RÉALISTES

Non mais frannnnnnchement!


Après la télé-réalité, voici la radio-réalité!
Non mais cet absolu et saugrenu besoin de "voyeurisme" va-t-il finir par polluer tous les médias qui existent?

Tiens... Et si on se partait un blog-réalité!
Ya des volontaires?

Le 22 octobre.

Très cher ami,

Ceux qui font état du "moi", du "je" à outrance alors qu'il est question d'autrui me font dresser le tit poil des bras!

Comme tout à l'heure, devant des mots de souffrance.

JE aurais eu envie de LUI crier "Aïe bonhomme, efface-toi 2 minutes" tiens!

Pourquoi, mais pourquoi certaines personnes ne peuvent-elles s'empêcher de se mettre devant tout le monde, même lorsque rien ne les y invite?

Je préfère tellement l'ombre...




TOURNE DE L'AUTRE BORD!

Comme ça en passant, après une terrible nuit d'insomnie,

j'en suis à me dire ce matin que,
dormir avec quelqu'un,
c'est vraiment aller au bout de ses capacités d'adaptation!
Je me trouve ben ben songée. C'est presque beau écrit comme ça!

Non mais, le mâchouillage de langue qui n'en finit pas,
le p'tit jus de bouche qui coule,
et tous ces autres menus ou charnus détails que je vous éviterai...
Non mais, plus capable.
Overdose.
JE VEUX RONFLER!

CAFÉ SANS AMERTUME

Il ne me restait que du café aromatisé vanille...


Mon gentil patron ne m'avait jamais demandé ça auparavant. Mais là, un peu mal à l'aise devant ce "gros" client - avec sa grosse bagnole polluante, ses grosses bagues brillantes et sa grosse voix résonnante - il venait timidement me demander de préparer du café.

Réfléchissant devant le sachet de café qui embaumait la vanille de je ne sais où, je me suis dit que notre important client n'aimerait sans doute pas trop la chose.

Fak, je suis allée en courant au ptit café d'à côté.
Vite, 4 cafés et 12 madeleines fraîches!
Je reviens, j'explique que je suis plutôt allée acheter de bons cafés à côté,
vu qu'il ne me restait que du café vanille... Grosse voix s'exclame:

- Ah merci, c'est gentil, on te fait travailler hein? Mais garde-toi un café, MME ( sa jolie poupée ne disant mot à ses côtés ) n'en boit pas...

- Ah!

Je sors du bureau avec MON café, vais enlever mon manteau.

Patron ressort du bureau... Me regarde bizarrement...

-Oh!? ( pressentant le pire )

- Ben, ELLE aimerait ça ELLE un café vanille...